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1. Depuis le mois d’octobre 2005, ALive s’est associé au partenariat mondial qui cherche à prévenir et à endiguer la grippe aviaire et la souche transmissible à l’homme en Afrique subsaharienne en encourageant la mise en place de mécanismes de surveillance, de détection anticipée et d’intervention rapide à l’échelon national et régional, conformément à la stratégie mondiale officiellement adoptée à Pékin en janvier 2006. À la sixième réunion du Comité exécutif, qui s’est tenue à Bamako en avril 2006, les délégués ont décidé d’ajouter comme thème majeur au plan d’action triennal (2006-2007) en cours de Alive la prévention et l’endiguement du IAH, moyennant les activités suivantes : (i) élaboration du portefeuille IAH en Afrique subsaharienne (voir portefeuille); ; (ii) évaluation des besoins et des lacunes en matière de prévention et d’endiguement de l’IAH en Afrique subsaharienne qui a été présentée aux conférences internationales de Vienne (première version de l’avant-projet) et de Bamako (version finale) sur l’IAH; (iii) une proposition de recherche sur l'IAH sous l’égide du FARA et (iv) promotion de la mise en place d’un mécanisme commun pour appuyer les pays d’Afrique dans leurs préparatifs, compte tenu de l’approche intégrée du Plan d’action qui a été recommandée à la conférence de Pékin (voir mécanisme).
2. À l’occasion de la 7ème réunion du Comité exécutif qui a eu lieu à Nairobi, en octobre 2006, il a été décidé de renforcer la stratégie d’ALive en matière de prévention et d’endiguement de l’IAH, puisque l’on s’attend à une extension de cette zoonose à tout le continent africain.
3. Ce renforcement de stratégie a été rendu possible grâce à l’affectation par la Commission européenne de 8 millions d’euros (soit quelque 10,5 millions de dollars) au Fonds fiduciaire multi-donateurs d’ALive (confié à la garde de la Banque mondiale). L’accord officiel liant la Commission européenne et la Banque mondiale a été signé lors de la conférence internationale de Bamako sur la grippe aviaire et humaine (7 décembre 2006 – voir photo ci-dessous).

(signature du Don d'un montant de 8 millions d'euros entre la Commission Européenne et la Banque mondiale - de gauche à droite: Dr B. Vallat, président du Comité Exécutif d'ALive et Directeur Général de l'OIE; R.Mateus-Paula (Chef du service Europaid, CE); J. McIntire, Conseiller Principal, AFTSD, La Banque mondiale)
4. Les activités à soutenir, en priorité, sur une période de trois ans (2007-2009) à l’aide de ces fonds sont énumérées ci-après.
- Évaluation rapide des interventions susceptibles d’être lancées dans les pays d’Afrique subsaharienne en cas de grippe aviaire.
- Soutien à l’élaboration et à l’actualisation de plans nationaux de promotion de l’état de préparation en cas de grippe aviaire et de pandémie humaine.
- Évaluation des services vétérinaires nationaux sous l’angle de la détection précoce et de l’intervention rapide en cas de flambée de maladies émergentes, en collaboration avec les services de santé humaine.
- Élaboration d’une stratégie régionale de communication en cas de flambée de grippe aviaire et humaine et autres maladies de caractère prioritaire et préparation de plans d’action nationaux et régionaux.
- Caractérisation des besoins en termes de réseaux régionaux (mise en réseau des laboratoires nationaux de diagnostic, des équipes d’épidémiologie et de surveillance et de sondages socio-économiques), conception des études nationales socio-économiques, et préparation de projets nationaux et régionaux.
- Caractérisation des besoins de recherche appliquée dans le domaine de la grippe aviaire et humaine et d’autres maladies de caractère prioritaire, et préparation de projets nationaux et régionaux. Rattachement des réseaux au réseau mondial OFFLU (OIE, OMS, FAO).
- Suivi et évaluation des interventions en cas de grippe aviaire et humaine.
5. La liste d’activités ci-dessus cadre avec le mandat de ALive qui est de soutenir les activités régionales (mise en réseau, communication et mise à profit) et les tâches en amont des opérations (évaluation rapide et auto-évaluation des services vétérinaires). Il est escompté que ces activités viendront compléter celles que mènent les gouvernements et les programmes/projets REC sur l’IAH et seront un facteur de qualité. La complémentarité des fonds Alive et d’autres sources de financement pour les activités IAH est illustrée dans le diagramme ci-après.
 (Utilisation des fonds ALive sur l'IAH / complémentarité avec d'autres fonds)
6. Au vu du surcroît de travail que ces activités supplémentaires imposeront, le Comité exécutif a décidé d’ étoffer le secrétariat de ALive (chargé de suivre et d’évaluer ce travail) en créant deux postes (co-terminus) : celui de spécialiste de la santé du cheptel/des animaux et celui d’expert en santé humaine qui viendront rejoindre l'équipe du Secrétariat, actuelle, au terme des procédures de recrutement de la Banque mondiale. Pour plus de renseignements sur ces postes, continuer à consulter ce site web en cliquant ici).
7. La prévention et l’endiguement de l’IAH nécessitent l’adoption d’une approche interdisciplinaire (santé animale, santé humaine et dimensions de communication), comme l’ont recommandé les délégués à la conférence de Pékin. C’est pourquoi, outre le recrutement d’un spécialiste en santé humaine (voir point 6), les instances dirigeantes de ALive, dont son comité exécutif, seront renforcées, à titre temporaire, par des observateurs de l’OMS et de l’UNICEF, qui apporteront des conseils dans les domaines précis de la santé humaine et de la communication.
8. L’expérience glanée en matière d’IAH ouvre la voie à la prévention et à l’endiguement de zoonoses émergentes et réémergentes. Il s’agira de tirer les enseignements tirés de l’expérience IAH, notamment en ce qui concerne la préparation d’un cadre global pour la prévention et l’endiguement d’une zoonose à fort potentiel épizootique.
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